Canard-Duchène

Champagne Canard-Duchêne

La maison de Champagne Canard-Duchêne a été fondée en 1868 par Victor Canard, tonnelier, et Léonie Duchêne, fille d’un vigneron. Son siège est à Ludes dans le vignoble de la montagne de Reims et la maison appartient depuis octobre 2003 au Groupe Alain Thiénot, propriétaire de sa propre marque et des marques Marie Stuart et Joseph Perrier. La maison est dirigée par Jean-Louis Malard (directeur général) qui possède aussi une marque en nom propre.

À partir de 1890, la maison fut dirigée par Edmond Canard, le fils des fondateurs, puis à partir de 1930 par Victor Canard. En 1978, la maison entre dans le groupe LVMH, avant de rejoindre en 2003 le groupe familial d’Alain Thiénot.

  • Production :
    • 2,5 millions de bouteilles en 2003.
    • 2,9 millions de bouteilles en 2004, dont 40% à l’exportation dans 9 contrées (Allemagne, Suisse, Benelux, Polynésie française, Réunion, Chypre, Russie, Afrique du Sud et Dubaï).
    • 3,3 millions de bouteilles en 2005.
  • Distribution : La marque est très présente chez les cavistes et dans la restauration traditionnelle.
  • Stocks : 10 millions de bouteilles dans 6 km de galeries de caves crayeuses.

Champagne Canard-Duchêne – 1 rue Edmond Canard – 51500 Ludes – France

Canard-Duchène dans Maisons de champagne  duchene

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Champagne Bollinger

Champagne Bollinger

Histoire 

La famille Hennequin de Villermont est installée dans le vignoble champenois depuis 1650. Elle y produit un vin mousseux, exporté notamment vers l’Angleterre dès le XVIIIe siècle.

Athanase Louis Emmanuel Hennequin, comte de Villermont, naît en 1763. Officier de marine, il participe à la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique. Il s’associe en 1829 avec Jacques Joseph Bollinger et Paul Renaudin, issus tous deux de la maison Muller-Ruinart, aujourd’hui disparue. Pour respecter l’ancienne tradition aristocratique, le comte de Villermont ne souhaite pas commercialiser ce vin de Champagne sous son nom. C’est ainsi que naît la maison Bollinger-Renaudin.

Paul Renaudin meurt sans descendance, son nom restera néanmoins sur les étiquettes jusqu’en 1960.
En 1837, Jacques Joseph Bollinger épouse Charlotte de Villermont, fille d’Athanase. De cette union naîtront trois enfants, Joseph, Georges et Marie, qui épouse Jules Moret de Rocheprise. C’est sous la conduite des deux frères que la maison Bollinger commence à jouir d’une belle notoriété. Ils étendent le domaine familial par l’acquisition de nouveaux vignobles, et obtiennent des brevets de fournisseurs de nombreuses cours européennes.

En 1918, Jacques Bollinger, fils de Georges, reprend la direction de la maison. Il épouse en 1923 Elizabeth Law de Lauriston Boubers, dite « Lily ». Il étend à son tour le vignoble et modernise les installations. Sa veuve Lily dirigera ensuite la maison Bollinger jusqu’en 1971, elle donnera à la marque son ampleur actuelle.

Les neveux de Lily Bollinger, Claude d’Hautefeuille et Christian Bizot, lui succéderont tour à tour.

L’actuel président Ghislain de Montgolfier est l’arrière-arrière-petit-fils du fondateur Jacques Bollinger et de son épouse Louise-Charlotte Hennequin de Villermont. Il fait partie de la sixième génération.

 

Vignoble 

Le vignoble s’étend sur 160 hectares et couvre près des deux tiers de ses besoins en raisin pour la vinification.

Grands crus (envrion 50 hectares) : Aÿ, Bouzy, Louvois, Verzenay, Verzy (Pinot Noir), et Cramant (Chardonnay).

Premiers crus (environ 80 hectares) : Avenay, Mareuil s/Aÿ, Mutigny, Tauxières, Verzy, (Pinot Noir) et Cuis, Vertus, Bisseuil, Grauves (Chardonnay).

Deuxièmes crus (environ 30 hectares) : Mancy, Epernay, (Chardonnay), et Passy Grigny, Champvoisy, Venteuil (Meunier).

Le style Bollinger reposant sur le choix du pinot noir, la maison possède environ 100 hectares de vignobles de ce cépage, dont la moitié en Grands crus.

Cuvées 

Bollinger commercialise chaque année deux millions de bouteilles.

Le « Spécial Cuvée » est le meilleur représentant du style de la maison Bollinger. La première fermentation a lieu en cuves inox ou en fûts de chêne, 80% des raisins utilisés sont issus de Grands Crus ou Premiers Crus, l’assemblage reposant essentiellement sur le pinot noir. Le vin vieillit au minimum trois ans en cave avant expédition.

La « Grande Année » est un assemblage constitué uniquement de raisins de l’année, lorsque ceux-ci atteignent une maturité parfaite. La première fermentation a lieu uniquement en fûts de chêne, le vin vieillit au minimum cinq ans en cave sous bouchage liège avant expédition. La « Grande Année » est composée de 65% de pinot noir et 35% de chardonnay.

Le « Récemment Dégorgé » est une particularité de la maison Bollinger. Le R.D. est une « Grande Année » qui mûrit plus longtemps en cave (de 8 à 25 ans), avec un dégorgement tardif (la date de dégorgement est indiquée sur l’étiquette).

« Vieilles Vignes Françaises » est l’hommage que rend la maison Bollinger au vin de Champagne. Bollinger préserve les quelques parcelles franches de pied qui ont résisté au phylloxéra. Ces vignes sont conduites en foule et travaillées manuellement. Exclusivement millésimé, composé à 100% de pinot noir, « Vieilles Vignes Françaises » rend présent le goût du vin de Champagne tel qu’il était au XIXè siècle.

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La Cathédrale Notre-Dame de Reims

La Cathédrale Notre-Dame

Notre-Dame de Reims

La cathédrale fut restaurée sous la direction d’Henri Deneux, natif de Reims et architecte en chef des monuments historiques, avec l’aide précieuse de mécènes américains (notamment la famille Rockefeller). Le chantier débuta en 1919 et dure encore de nos jours.
La charpente de chêne, détruite, fut remplacée par une remarquable structure, plus légère et ininflammable, constituée de petits éléments préfabriqués en ciment-armé, reliés par des clavettes en chêne pour garantir la souplesse de l’ensemble. Deneux s’est inspiré d’un ingénieux système inventé par l’architecte Philibert Delorme au XVIe siècle.
Son faible encombrement a permis le dégagement d’un vaste espace, formant une véritable nef, au-dessus du voûtement de la nef.

s est une cathédrale du XIIIe siècle, postérieure à Notre-Dame de Paris et Notre-Dame de Chartres, mais antérieure aux cathédrales de Strasbourg, Amiens et Beauvais. C’est l’une des réalisations majeures de l’art gothique en France, tant pour son architecture que pour sa statuaire, et elle est inscrite, à ce titre, au patrimoine mondial de l’UNESCO. La cathédrale de Reims était, sous l’Ancien Régime, le lieu du sacre des rois de France. Le dernier sacre, celui de Charles X, eut lieu le 29 mai 1825.

Une première cathédrale fut édifiée à Reims au Ve siècle par l’ évêque saint Nicaise sur d’anciens thermes gallo-romains. Déjà dédiée à la Sainte Vierge, cet édifice accueillit le baptême de Clovis (496 ou 498) consacré par l’archevêque saint Remi. En 816, le fils de Charlemagne, Louis Ier le Pieux choisit Reims pour y être sacré empereur. Le prestige de la sainte Ampoule et la puissance politique des archevêques de Reims aboutirent à partir d’Henri Ier (1027) à fixer définitivement le lieu du sacre à Reims.

Le 6 mai 1211, l’archevêque de Reims Aubry de Humbert lance la construction de la nouvelle cathédrale de Reims (l’édifice actuel), destinée à remplacer la cathédrale carolingienne détruite par un incendie l’année précédente. Quatre architectes se succédèrent (Jean d’Orbais, Jean-le-Loup, Gaucher de Reims et Bernard de Soissons) sur le chantier dont le gros œuvre fut achevé en 1275.

Le nombre de statues qui l’ornent (2303) est supérieur à celui de toutes les autres cathédrales européennes. La façade intérieure est, elle-même, décorée de petites figures sculptées dont la célèbre « communion du chevalier ». On peut observer notamment sur le portail gauche la statut de « l’ange du sourire », emblème de la ville de Reims et la Reine de Saba restaurée en 2006 – 2007.

La hauteur de la nef sous la clef de voûte est de 38 mètres et donc bien inférieure à celle d’Amiens (42,30 m) ou de Beauvais (46,77 m). L’impression générale depuis l’extérieur est, comme pour toutes les églises gothiques, celle d’un grand élan vers le ciel. Les deux tours occidentales sont dépourvues de flèches mais culminent tout de même à près de 82 mètres de hauteur.

Le point le plus élevé est l’ange du clocher à l’ange situé au-dessus de l’abside à 87 mètres.

À 50 mètres du sol, sur la face occidentale, se trouve la galerie des rois avec, au centre, le baptême de Clovis. Plus bas, on peut observer le récit du combat de David contre Goliath et, juste au-dessus du grand portail, le couronnement de la Vierge.

La cathédrale de Reims a été qualifiée de « cathédrale martyre » car, en 1914, peu après le début des hostilités, elle commença à être bombardée par les Allemands. Un échafaudage resté en place sur la tour nord prit feu, permettant à l’incendie de se communiquer à toute la charpente. Le plomb de la toiture fondit et se déversa par les gargouilles. Les riverains le ramassèrent par la suite et le restituèrent à l’issue du conflit.
 

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Durocortorum

Reims est mentionnée dans les commentaires de Jules César sous le nom de Durocortorum. Strabon cite le nom de Durocortora. Voyant l’avancée de l’armée de César, les Belges s’allièrent pour repousser cette invasion. Les Rèmes refusèrent cette alliance et choisirent d’aider Rome. L’alliance fut votée par le Sénat de Rome. Les Belges furent battus sans grande difficulté. En 53 avant J-C, César ordonna au concilium Galliae de se réunir à Durocortorum, nom donné à Reims autrefois, pour y juger la conjuration des Sénons et des Carnutes.

Les Rèmes ayant prouvé leur fidélité à Rome, Durocortorum fut classée dans les cités fédérées, considérées comme indépendantes. Sous Auguste (entre 16 et 13 avant J.-C.), les Rèmes furent placés dans la province de Belgique dont Durocortorum devint la capitale. Les nombreux monuments ou autres traces de l’époque romaine montrent que Reims était à l’époque très prospère (de récents travaux archéologiques font même de la ville la deuxième plus vaste de l’Empire après Rome). Sept grandes voies desservaient la ville.

En 357 et en 366, des invasions germaniques furent repoussées dans la région avant qu’elles n’atteignent Reims. En 406, les Vandales s’emparent de la ville et la pillent. Les Rémois s’étaient réfugiés dans l’église chrétienne. L’évêque saint Nicaise fut décapité sur le seuil de sa cathédrale ; une dalle dans la nef de la cathédrale actuelle en indique l’emplacement. En 451, les Huns attaquent la ville.

C’est à Reims que Clovis Ier fut baptisé en 496 par l’évêque saint Remi. Ultérieurement, et pour cette raison, elle devient la ville du sacre des rois de France et l’archevêque-duc est pair de France.

À l’époque mérovingienne, Reims fut l’une des capitales de l’Austrasie (on parle parfois de royaume de Reims), avec Metz. En 719, Reims fut démantelée par Charles Martel. Un grand nombre de monuments rappelant son ancienne puissance et sa prospérité à l’époque gallo-romaine disparurent.

En 804, Charlemagne y reçoit le pape Léon III.

Vers l’An mil, l’archevêque de Reims, Gerbert d’Aurillac, est élu pape sous le nom de Sylvestre II.

En 1119, la ville reçoit un concile.

En 1143, la ville obtient des franchises communales.

La garnison de Reims, importante depuis la fin du XIXe siècle, était au siècle dernier le lieu de stationnement de nombreuses formations militaires. Celles-ci totalisaient plusieurs milliers de soldats qui étaient logés dans de nombreuses casernes : caserne Colbert (située boulevard de la Paix), caserne Jeanne d’Arc (située boulevard Pommery), casernes Neufchâtel et Maistre (situées rue de Neufchâtel)…

La Première guerre mondiale a détruit une très grande partie de la ville. La cathédrale fut gravement endommagée par des bombardements allemands. Elle a fait depuis l’objet d’importantes campagnes de restauration qui se poursuivent encore actuellement.

Pendant les années vingt, Reims fut le lieu de naissance d’un mouvement littéraire d’importance : Le Grand Jeu, animé principalement par René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte.

De 1940 au 30 août 1944, Reims sera occupée par l’armée allemande ; Eisenhower y installera son quartier général après la libération de la ville. La reddition de l’armée allemande a été signée à Reims dans une salle du Collège technique et moderne (actuel lycée Roosevelt) le 7 mai 1945 à 2 h 41, par le maréchal allemand Alfred Jodl. Cette date correspond donc à la fin des combats en Europe. Le lendemain 8 mai 1945, à l’initiative de l’Union soviétique, une seconde signature eut lieu à Berlin par le maréchal Keitel. Cette seconde date correspond à la capitulation sans conditions du régime allemand.

Au sortir de la guerre, comme une grande partie de la France, la ville de Reims va connaître une forte urbanisation, notamment avec l’aménagement de quartiers populaires, surtout dans les années 1960-1970 (quartiers Wilson, Orgeval, Europe, Châtillons, Croix-Rouge, etc.)

En 1962 Charles de Gaulle et Konrad Adenauer participent à une messe pour la réconciliation franco-allemande à Notre-Dame de Reims.
En 1996, le pape Jean Paul II rend visite à la cathédrale de Reims pour célébrer les mille cinq cents ans de la monarchie chrétienne en France, correspondant au baptême de Clovis. Sur la Base aérienne 112, il célèbre une messe devant plus de deux cent mille fidèles.

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Reims cité des sacres

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« Il n’est de cité que je préfère à Reims : C’est l’ornement et l’honneur de la France. »

Jean de la Fontaine

Reims est une ville du nord-est de la France, à environ 130 km de Paris, dans la Champagne crayeuse. Avec 187 206 habitants (source INSEE, 1999, sans double compte), c’est la douzième ville de France par sa population. Bien qu’en n’étant pas le chef-lieu de la région, c’est la plus grande ville de la Champagne-Ardenne, chef-lieu d’un arrondissement du département de la Marne, sous-préfecture, archevêché, cour d’appel, académie et université. Sur le plan économique, Reims est, avec Troyes, un pôle de première importance dans la région.

La Communauté d’agglomération de Reims (devenue Reims Métropole) comprend 6 communes : Reims, Bétheny, Bezannes, Cormontreuil, Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux.

Drapeau de Reims

 

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Économie

Les principaux secteurs d’activités économiques de Reims :

  • Agroalimentaire (en particulier, le champagne) ;
  • Industrie pharmaceutique ;
  • Industrie automobile (équipement) ;
  • Banque, assurance, immobilier et services aux entreprises ;
  • Construction, bâtiment et travaux publics ;
  • Santé et action sociale ;
  • Enseignement et recherche ;
  • Hôtellerie et restauration ;
  • Industrie des métaux ;
  • Industrie du verre ;

Une agence de développement économique (Reims Champagne Développement) a été créée en 2004 pour favoriser la venue d’investissement sur l’agglomération rémoise. Celle-ci est financée par la ville de Reims, la Chambre de commerce et d’industrie et l’agglomération (Reims Métropole).

Reims est le siège de la Chambre de commerce et d’industrie de Reims et d’Epernay. Elle gère le port fluvial.

 

Jumelages

  • Italie Florence, Italie depuis 1954
  • Royaume-Uni Cantorbéry, Royaume-Uni depuis 1958
  • Autriche Salzbourg, Autriche depuis 1964
  • Allemagne Aix-la-Chapelle, Allemagne depuis 1967
  • République du Congo Brazzaville, République du Congo depuis 1969
  • États-Unis Arlington, États-Unis depuis 2005

 

Maires de Reims

  • 1790-1790 : Jean-François Pierret

Jean-François Pierret (né à le 7 novembre 1738 à Rocquigny (Ardennes) – mort le 5 février 1796 (16 pluviôse an IV) à Reims) était un avocat et homme politique français du XVIIIe siècle.

Conseiller du roi et son procureur en la maîtrise des eaux et forêts de Reims, Jean-François Pierret fut le premier maire de Reims, lors de la Révolution, du 6 février au 26 novembre 1790. Il fut élu député du département de la Marne à l’Assemblée législative le 3 septembre 1791 et l’est resté jusqu’en juin 1792.

  • 1790-1793 : Nicolas Hurtault-Pinchart

Nicolas Hurtault-Pinchart est né à Reims le 19 novembre 1732, y est mort le 26 mai 1810.

Nicolas Hurtault, docteur en droit, avocat en parlement, agrégé de la Faculté de droit de l’Université de Reims, professeur à la Faculté de droit, conseiller du roi auprès du bailliage de Reims, receveur des consignations et commissaire aux saisies réelles, fut maire de Reims du 26 novembre 1790 au 9 janvier 1793. Il épousa à Reims, en 1763, sa cousine germaine, Marguerite Pinchart (1732-1810). Franc-maçon, il fut vénérable de la loge La Triple Union en 1784-85 et 1790-91.

  • 1793-1793 : Nicolas Galloteau-Chappron

Né à Reims le 22 avril 1738, y est mort, rue du Couchant, le 8 mai 1810. Nicolas Galloteau-Chappron, marchand drapier, rue des Tapissiers, fut maire de Reims pendant quatre ans à trois reprises, entre 1793 et 1798.

  • 1793-1794 : Pierre Martin Coutier-Marion

Né à Reims le 29 juillet 1751, y est mort, 12, rue de Mars, le 25 janvier 1819. Pierre-Martin Coutier, marchand épicier, fut maire jacobin de Reims, de 1793 à 1794. Il fut conseiller d’arrondissement de 1806 à 1809. Il épousa Marie Nicole Marion (1754-1825), fille d’un maître tonnelier de la rue du K-Rouge. Ils reposent tous deux au Cimetière du Nord.

  • 1795-1795 : Pierre Nicolas François Pinchart

Négociant, Maire de Reims en 1795, il épousa à Senlis en 1760 Thérèse Isabelle TURQUET. Leur fille, veuve de Doé de Maindreville, se remaria avec Jean-Baptiste Ponsardin, fis de Nicolas Ponsardin.

  • 1796-1797 : Pierre Jobert-Lucas

Né à Reims le 24 avril 1766, décédé à Paris le 27 mai 1841. Pierre Marie Jobert fut à deux reprises maire de la ville de Reims (1796 et 1800) et eut aussi l’honneur de la représenter, sous la Restauration, à la Chambre des députés . Manufacturier, Jobert-Lucas introduisit la filature mécanique à Reims (1816). Sous le Directoire, il fonda l’usine de Bazancourt. Il épousa Marguerite Lucas (1765-1829), veuve de Claude Charles de Récicourt, et repose au Cimetière du Nord.

  • 1797-1798 : Nicolas Galloteau-Chappron

Né à Reims le 22 avril 1738, y est mort, rue du Couchant, le 8 mai 1810. Nicolas Galloteau-Chappron, marchand drapier, rue des Tapissiers, fut maire de Reims pendant quatre ans à trois reprises, entre 1793 et 1798.

  • 1798-1800 : Jean-Baptiste Jeunehomme

Né à Reims le 7 août 1737, y est mort le 11 décembre 1806. Jean-Baptiste Jeunehomme, imprimeur, fut président du Conseil municipal de Reims de 1799 à 1800.

  • 1800-1805 : Pierre Jobert-Lucas

 

  • 1805-1810 : Jacques Quentin Tronsson-Lecomte

Né à Reims le 4 octobre 1749, y est mort le 9 mai 1836. Jacques Quentin Tronsson, négociant, capitaine de la Garde nationale, de 1789 à 1794, officier municipal en 1793, fut élu maire du 22 germinal an XIII à 1809, et resta conseiller municipal de 1817 à 1830. Il fut appelé, en 1808, au Corps législatif et fut député jusqu’en 1813. Il reçut en 1810 le brevet de chevalier de l’Empire et en 1814 fut nommé officier de la Légion d’honneur. Il épousa à Reims, en 1776, Marie-Caroline Charlotte Le Comte (1759-1832) et repose à l’entrée du Cimetière du Nord où sa stèle est curieusement emprisonnée dans un if.

  • 1810-1820 : Nicolas Ponsardin

Né à Reims le 22 octobre 1747, y est mort, rue Cérès, le 25 octobre 1820. Ponce Jean Nicolas Philippe Ponsardin, président du Tribunal de commerce, maire de Reims de 1810 à 1820, fut fait baron d’Empire et chevalier de la Légion d’honneur par Napoléon Ier en 1813. Il fut élu député de Reims, pendant les Cent-Jours, en 1815, et membre du conseil général de la Marne. Il fut l’un des plus riches et des plus importants négociants de la ville. Il épousa à Reims en 1777 Marie Jeanne Josèphe Clémentine Huart-Letertre (1760-1837). Son portrait, peint par Léon Job, fut donné en 1853 à la Ville de Reims par sa fille unique Barbe Nicole Ponsardin (1777-1866) qui s’illustra dans le commerce du champagne sous le nom de Veuve Clicquot-Ponsardin. La Chambre de commerce s’installa en 1881 dans l’hôtel qu’il édifia rue Cérès et où elle a toujours son siège. Il repose au Cimetière du Nord, dans l’imposante chapelle Clicquot-Ponsardin, où l’on peut voir, sous son tortil de baron, ses armes parlantes : un pont et une sardine.

  • 1820-1827 : Irénée Ruinart de Brimont

Né à Reims le 30 novembre 1770, y est mort, en son hôtel , place de l’Hôtel-de-Ville, le 6 janvier 1850. François Jean Irénée Ruinart, vicomte de Brimont, négociant, fut maire de Reims de 1821 à 1827. Député de Reims de 1815 à 1821 et de 1824 à 1827, officier de la Légion d’honneur, conseiller général, il fut gentihomme de la chambre de S. M. Charles X. En 1822 il créa la Caisse d’Epargne de Reims, ainsi que le Mont-de-Piété dont Talleyrand jeta les bases. Il acheva la façade de l’Hôtel de Ville, fit percer la rue Colbert, contribua à la création de l’œuvre de Bethléem. Il acquit un renom dans le commerce des vins de Champagne, auquel il contribua à donner un grand essor. Premier magistrat de la ville lors du sacre de Charles X, il accueillit le roi avec cette adresse lapidaire : Sire, nous vous offrons nos vins, nos biscuits et nos cœurs. Il épousa à Rouen Mary Elisabeth Brigitte O’Garvey (1770-1835) et repose au Cimetière du Nord.

  • 1827-1832 : Florent Simon Andrieux

Né à Reims le 22 septembre 1761, y est mort, rue de la Grosse-Bouteille, le 14 novembre 1835. Florent Simon Andrieux, négociant en vins de Champagne, chevalier de la Légion d’honneur, fut adjoint au maire de Reims sous l’Empire, puis maire de Reims de 1828 à 1832, et conseiller municipal jusqu’à sa mort. Il épousa Marie Lasnier (1768-1842) et repose au Cimetière du Nord. Le salon de Mme Andrieux, où se réunissait la société rémoise, eut son historien en Arthur Barbat de Bignicourt (1824-1888), petit-fils d’Andrieux.

  • 1832-1837 : Augustin Marie de Paul de Saint-Marceaux

Né à Paris le 4 mars 1790, décédé au château de Limé (Aisne) le 1er avril 1870. Augustin Marie Guillaume de Paul de Saint-Marceaux, fondateur en 1831 d’une maison de vins de Champagne, fut adjoint au maire de Reims en 1832, maire du 19 janvier 1835 au 29 octobre 1837, puis le 19 décembre 1839, et du 11 mars 1841 au 19 mai 1845. Il encouragea les Lettres et Sciences, réorganisa le musée des Beaux-Arts et la Bibliothèque municipale, s’intéressa en particulier à la botanique et à l’archéologie préhistorique. Chevalier de la Légion d’honneur, il épousa à Reims en 1810 Charlotte Félicité de Moÿ de Sons (1791-1857). Il repose au Cimetière du Nord sous cette épitaphe : Rheims que j’ai aimé de toutes les forces de mon intelligence, reçois mes cendres et mon nom parmi tes morts.

Il est le grand-père du sculpteur René de Saint-Marceaux.

  • 1837-1838 : Louis Joseph Demaison-Henriot

Louis Joseph Demaison-Henriot, né à Charleville (Ardennes) le 4 janvier 1796, mort à Charleville le 23 août 1856.

Maire de Reims de 1837 à 1838.

Négociant, il fut juge au tribunal de commerce de Reims et président du Conseil d’arrondissement du département de la Marne.

Il épousa à Reims, en 1821, Sophie Henriot.

  • 1838-1839 : Léonard Plumet-Folliart

Né à Reims le 8 octobre 1789, y est mort, Hôtel de la Banque, 41, rue de Talleyrand, le 24 novembre 1856. Léonard Jean-Baptiste François de Paule Plumet, chevalier de la Légion d’honneur, président du Tribunal de commerce, adjoint au maire, conseiller général, lieutenant-colonel de la Garde nationale, directeur de la Caisse d’épargne, fut le premier directeur de la succursale de la Banque de France à Reims, de 1836 à 1856. Marchand épicier en 1833, il épousa Marie Françoise Eléonore Folliart (1791-1864) et repose au Cimetière du Nord.

  • 1839-1845 : Augustin Marie de Paul de Saint-Marceaux

 

  • 1845-1848 : Nicolas Henri Carteret

Nicolas Henri Carteret, né à Châtillon-sur-Seine (Côte-d’Or) le 7 novembre 1807 et mort à Paris le 29 janvier 1862, est un homme politique français.

Notaire à Reims de 1834 à 1844, conseiller municipal en 1840, second adjoint en 1842, il en devient maire de 1845 à 1848. Représentant du peuple à l’Assemblée législative de 1849, il siège sur les bancs de la majorité, et soutient le coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte. Il est ensuite élu député en 1857 dans la troisième circonscription de la Marne, et siège jusqu’à sa mort dans la majorité dynastique.

Il a été également conseiller général de la Marne. Fondateur du Comice agricole de Reims, officier de la Légion d’honneur, il épousa Jeanne Adrienne Thoré (1808-1834) et repose au Cimetière du Nord.

  • 1848-1849 : Jean Louis Théodore Mennesson-Tonnelier

Né à Neufchâtel-sur-Aisne (Aisne) le 13 juin 1789, décédé à Reims, 5, rue du Marc, le 15 mai 1875. Jean Louis Isidore Mennesson, membre de l’Administration provisoire de la ville de Reims en 1848, fut conseiller général. Il épousa Apolline Aglaé Tonnelier (1804-1893) et repose à Ville-Dommange (Marne).

  • 1849-1849 : Aimé Louis Richardot

Aimé Louis Richardot, né à L’Isle (Yonne) le 16 août 1801, mort à Abbeville (Somme) le 15 juillet 1884.

Louis Richardot, avoué, puis avocat à Reims, fit fonction de maire du 3 février 1849 au 27 janvier 1850. Il fut ensuite adjoint au maire de la ville de Reims en 1855 et 1856.

  • 1850-1850 : Théodore Denis Belin

Né à La Ferté-Milon (Aisne) le 7 novembre 1793, mort à Reims, impasse du boulevard du Temple, le 28 juin 1865, Théodore Denis Belin, notaire et banquier, remplit les fonctions de maire de Reims du 27 janvier 1850 au 22 septembre 1852. Il épousa à Reims, en 1819, Jeanne Louise, dite Jenny Clicquot et repose au Cimetière du Nord.

  • 1852-1868 : Édouard Werlé

Mathieu Édouard Werlé, né à Wetzlar (Prusse) le 30 octobre 1801, décédé à Reims, en son hôtel, 18, rue du Marc, le 20 juin 1886.

Ancien député de la Marne de 1862 à 1870.

Mathieu Édouard, comte Werlé, vint à Reims en 1828 où il débuta comme employé de commerce dans la maison de vins de Champagne Veuve Clicquot-Ponsardin. Par ses heureuses initiatives il sut donner à cette affaire une extension considérable. Il devint directeur commercial, puis associé de Mme Clicquot. Commandeur de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, président du Tribunal de commerce, conseiller général de la Marne, il devint maire de 1852 à 1868 et député de Reims de 1862 à 1870. Il épousa à Reims en 1836 Louise Émilie Boisseau (1815-1876) et repose au Cimetière du Nord.

  • 1868-1871 : Simon Dauphinot

Né à Reims le 24 janvier 1821, décédé à Cormontreuil le 10 septembre 1889 . Jean Simon Dauphinot, manufacturier, officier de la Légion d’honneur, maire de Reims de 1868 à 1871, fut député en 1871 et sénateur de la Marne en 1876 et 1879. Sous l’occupation allemande, qui se prolongea jusqu’en novembre 1871, Dauphinot sut se montrer à la hauteur de sa délicate tâche. Il épousa Zoé Henriette Legrand (1827-1912) et repose au Cimetière du Nord.

  • 1871-1872 : César Poulain

Né à Crouy-sur-Ourcq (Seine-et-Marne) le 27 novembre 1822, décédé à Reims, 77, boulevard de la République, le 20 juin 1886. Magloire Jules César Poulain, manufacturier, chevalier de la Légion d’honneur, vice-président de la Chambre de commerce, juge au Tribunal de commerce, président de la Société industrielle, conseiller municipal. Il dirigea les usines textiles de la maison Benoist & Cie. Maire de Reims en 1871 et 1872, il renforça le réseau de distribution d’eau, qui s’étendit sur 40 km et alimenta 1528 concessions et 121 bornes publiques. Veuf de Céline Hélène Benoist (1838-1870), il épousa Maria Louise Caroline Thérade. Il était le fils de Pierre César Poulain, entrepreneur du Canal des Ardennes et filateur. Il repose au Cimetière du Nord.

  • 1872-1874 : Victor Diancourt

Louis Victor Diancourt, né à Reims le 5 octobre 1825, y est décédé, 10, place Godinot, le 11 mai 1910, est un homme politique français.

Il fut conseiller municipal en 1870, maire de Reims de 1872 à 1881, député de 1879 à 1881, sénateur de la Marne de 1886 à 1906, chevalier de la Légion d’honneur.

Amateur d’art et bibliophile, il légua au musée des Beaux-Arts et à la Bibliothèque municipale ses importantes et très précieuses collections. Les 20.000 volumes que comprenait le legs se trouvaient à l’Hôtel de Ville ; l’incendie de mai 1917 en détruisit plus de 16.000.

Il épousa Marie Francine Folliart (1831-1891) et repose au Cimetière du Nord.

  • 1874-1874 : Henri Paris

Henri Paris est né à Épernay le 4 mars 1821, décédé à Avenay-Val-d’Or le 6 avril 1902.

Henri Paris, bâtonnier de l’ordre des avocats de Reims, conseiller général, président du comité royaliste de la Marne, fut maire de Reims de février à décembre 1874.

Il épousa à Avenay-Val-d’Or en 1848 Noémie-Joséphine Paris et y repose. Leur fille épousa le négociant en vins de Champagne Eugène Koch.

Plusieurs membres de cette famille, originaire d’Avenay-Val-d’Or , se sont rendus illustres :

  • Paulin Paris
  • Louis Paris (1802-1887), bibliothécaire de la ville de Reims et auteur,
  • Bruno Paulin Gaston Paris (1839-1903), professeur au Collège de France, spécialiste de la littérature médiévale.
  • 1874-1879 : Victor Diancourt

 

  • 1879-1884 : Octave Doyen

Né à Reims le 25 mai 1831, y est décédé, 13, rue de Courcelles, le 10 juillet 1895. Octave Doyen, docteur en médecine depuis 1858, professeur à l’École de médecine, médecin de l’Hôtel-Dieu de 1860 à 1895, chevalier de la Légion d’honneur, conseiller municipal de 1868 à 1881, fut maire de Reims de 1881 à 1884. Il fonda avec son épouse, Amélie Doublié, l’École professionnelle et ménagère de jeunes filles en 1873. Ils reposent tous deux au Cimetière du Nord. Ils sont les parents du célèbre chirurgien Eugène Doyen.

  • 1884-1896 : Henri Henrot

Né à Reims le 22 mai 1838, décédé à Paris le 25 février 1919. Henri Alfred Henrot, frère d’Alexandre Henrot, conseiller municipal depuis 1870, fut maire de Reims de 1884 à 1896. Il entra à l’École de médecine comme professeur suppléant en 1875, et en fut directeur de 1896 à 1902. Il appartint au Conseil supérieur de l’Assistance publique au ministère de l’Intérieur et en fut le vice-président. Il mourut subitement en assistant à une de ses séances. Il épousa Nelly Marguerite Bonnaire (1850-1878) et repose au Cimetière du Sud. Leur fille épousa Émile Charbonneaux.

  • 1896-1900 : Maurice Noirot

Maurice Noirot (né le 12 mai 1849 à Vitteaux (Côte-d’Or) – décédé le 5 décembre 1930 à Reims, 43, boulevard Foch).

Maurice Noirot, manufacturier (tissus), chevalier de la Légion d’honneur, entra au conseil municipal en 1896 et fut élu immédiatement maire de Reims de 1896 à 1900.
Il épousa Marie Eulalie Amélia Hennegrave (1856 – 1934). Ils ont les parents de Henri Noirot. Les Noirot reposent au Cimetière du Nord. Leur sépulture est fleurie par la Ville de Reims, le 30 août, pour l’anniversaire de la libération de Reims en 1944.

  • 1900-1904 : Charles Arnould

Né à Reims, 41, rue de Talleyrand, le 24 février 1847, y est mort, 37, rue de Talleyrand, le 30 mars 1904. Jean-Baptiste Joseph Charles Arnould, négociant en vins de Champagne, conseiller municipal de 1888 à 1892, conseiller général du 4e canton de 1894 à 1900, chevalier de la Légion d’honneur, fut maire de Reims du 20 mai 1900 à sa mort. Il créa en 1902 la bourse du travail. Fondateur à Reims d’une section de la Libre-pensée, anticlérical virulent, on lui doit le changement de nom de nombreuses rues à connotation religieuse. Il épousa à Paris, en 1900, Marie Becker (1863-…). Il fut inhumé à Birkadem, en Algérie, où il possédait un important domaine viticole.

  • 1904-1908 : Adrien Pozzi

James Adrien Pozzi (né le 6 octobre 1860 à Pau – mort fin novembre 1939 à La Rochelle) est un homme politique français.

Il fait ses études à la Faculté de Paris et s’installe à Reims en 1888 après un brillant concours où il a pour concurrent le docteur Eugène Doyen. Professeur à l’École de médecine de Reims dès 1889, conseiller municipal en 1896, premier adjoint au maire en 1900, il est élu maire en mai 1904 et le reste jusqu’en 1908.

Député en 1906, il est directeur de l’École de médecine du 1er novembre 1919 au 31 octobre 1922. Il quitte Reims en 1924, et remplace pendant un certain temps, dans ses services, son frère aîné, Samuel Pozzi, le célèbre chirurgien des hôpitaux de Paris, qui meurt assassiné et est considéré comme le père de la gynécologie en France.

Adrien Pozzi épouse Marie Jeanne Barbey (1864 – 1901), puis à La Rochelle en 1902 Élisa Barthe. Il habite 11, rue Piper, de 1900 à 1905, puis 1, rue Thiers en 1911. Il se retire en Dordogne, et enfin à La Rochelle où il termine ses jours .

  • 1908-1919 : Jean-Baptiste Langlet

Jean-Baptiste Langlet (né le 7 septembre 1841 à Reims, 46, rue du Bourg-Saint-Denis – mort le 7 mars 1927 57, rue de Venise) est une personnalité de la ville de Reims.

Jean-Baptiste Nicaise Langlet, docteur en médecine, fut maire de Reims de 1908 à 1919, c’est-à-dire pendant les difficiles et pénibles années de la guerre 1914-1918. Il fut pris comme otage par les Allemands.
Jean-Baptiste Langlet était médecin-chef des hôpitaux de Reims, directeur de l’École de médecine, membre de l’Académie de médecine, député de la Marne.
De 1914 à 1927 il dirigea le musée des Beaux-Arts et fut promu officier de la Légion d’honneur. Il se retira, avec son épouse, à la Maison de retraite, 26, rue Simon, dès 1920, mais, veuf, il revint habiter chez son fils, dans son ancienne maison.
Il épousa en 1872 Louise Marie Lévêque (1842-1926) sœur du docteur Paul Lévêque et repose au Cimetière du Nord. Sur la fontaine des Boucheries, à l’extrémité du cours Langlet, on peut voir un médaillon en bronze du docteur Langlet, par Auguste Coutin .

  • 1919-1925 : Charles Roche

Né à Reims, 5, rue du Bastion, le 31 mars 1880, y est mort, 71, rue des Capucins, le 15 janvier 1953. Charles Auguste Roche, industriel fondeur, fut conseiller municipal, puis maire de Reims du 11 décembre 1919 au 14 mai 1925, chevalier de la Légion d’honneur. Il présida au démarrage de la reconstruction de la ville, après la guerre de 1914-1918. Il épousa à Reims en 1911 Marie Clara Madeleine Barré (1885-1980) et repose au Cimetière du Nord.

  • 1925-1942 : Paul Marchandeau

Paul Henri Marie Joseph Marchandeau, né à Gaillac (Tarn) le 10 août 1882, décédé à Paris XVe le 31 mai 1968, avocat, journaliste et homme politique français, entra en 1911 à l’Éclaireur de l’Est dont il devint rapidement rédacteur en chef, puis président directeur général.

Il fut élu au conseil municipal et devint maire de Reims en 1925 jusqu’à ce qu’il démissionne en 1942. En 1926, Paul Marchandeau commença une prestigieuse carrière politique sur le plan national. Élu député de la Marne, il occupa d’abord un certain nombre de postes de sous-secrétaire d’État puis détint successivement des portefeuilles aussi importants que ceux de ministre des Finances, ministre de l’intérieur, ministre du Commerce et de l’Industrie, et garde des Sceaux. Au surplus, il fut élu conseiller général du 3e canton en 1935 et président du Conseil général de la Marne en 1937. À tous ces titres s’ajoute celui de président de l’Association des maires de France, en 1934.

Chevalier de la Légion d’honneur il fut titulaire de la Croix de guerre 1914-1918. Franc-maçon, il fut l’auteur du décret-loi d’avril 1939 interdisant toute manifestation et toute parole hostile aux juifs. Il fut incinéré au Père-Lachaise et ses cendres furent ramenées à Reims pour être inhumées au Cimetière du Sud où l’on peut voir son médaillon en bronze par Léon Margotin (1859-1937), daté 1930.

  • 1942-1943 : Joseph Bouvier

Né à Reims, 15, rue des Murs, le 2 mai 1883, y est mort, 39, rue de Talleyrand, le 28 septembre 1978.

Marie Joseph Jules Bouvier fut professeur d’anatomie et chargé de travaux de physiologie à l’École de médecine de Reims, chirurgien honoraire des hôpitaux et du centre anticancéreux. Décoré des Croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945, il fut promu commandeur de la Légion d’honneur, par le général de Gaulle, en 1964.

Par arrêté ministériel du 15 avril 1942, il fut nommé maire de Reims jusqu’au 17 août 1943. Conseiller municipal, il fut le 11 juillet 1944 à nouveau appelé à remplir les fonctions de maire, lors de la déportation d’Henri Noirot.

Il inspira le personnage principal du roman de Lucienne Ercole, Les Augures en veston, paru en 1932, sous le nom de docteur Viennet. Un film calomnieux, Sept morts sur ordonnance, lui fait porter la responsabilité d’un effroyable drame dans lequel Charles Vanel incarne le personnage du docteur Bouvier. Il épousa à Reims Émilie Mennesson (1884-1973) et repose au Cimetière du Nord.

  • 1943-1944 : Henri Noirot

Pierre Louis Henri Noirot, fils de Maurice Noirot, né à Reims, 33, rue de Tambour, le 1er mars 1879, y est décédé, 4, rue Condorcet, le 17 janvier 1972. Juge au Tribunal de commerce, conseiller municipal, il sera également nommé maire de Reims en 1943 à la suite de la démission de Joseph Bouvier. Arrêté le 15 juin 1944, il fut déporté au camp de Neuengamme. Le docteur Bouvier lui remit la Légion d’honneur en 1950. Il épousa à Paris en 1908 Gabrielle Charlotte Suzanne Marquet (1884-1968). Les Noirot reposent au Cimetière du Nord. Leur sépulture est fleurie par la Ville de Reims, le 30 août, pour l’anniversaire de la Libération de Reims.

  • 1944-1945 : Jean Billard

Jean Jacques Auguste Billard (né le 24 février 1893 à Malesherbes (Loiret) – mort le 3 juillet 1968 à Reims) une personnalité de Reims .

Officier de la Légion d’honneur, chirurgien, professeur honoraire de clinique chirurgicale à la faculté de médecine et chef du service de chirurgie des hôpitaux de Reims.
Résistant, il fut maire de Reims de 1944 à 1945. Fils et petit-fils de médecin, il épousa à Reims, en 1925, Anne-Marie Antoinette Lardennois (1900 – 1964), fille du docteur Henry Lardennois. Ils reposent tous deux au Cimetière du Nord.

  • 1945-1947 : Michel Sicre

Michel Sicre est né à Leychert (Ariège) le 29 septembre 1901, mort à Montgaillard (Ariège) le 5 décembre 1972.

Michel Sicre, ancien secrétaire permanent de la CGT, fut amené dans la région de Reims par la Résistance. En 1944, il fut président du comité départemental de la Libération et fut élu maire de Reims le 19 mai 1945. Il le restera jusqu’en septembre 1947. Il épousa à Paris en 1925 Madeleine Minard (1906-1999), et repose à Montgaillard.

Son petit-fils, Michel Sicre, est maire de la commune de Bligny depuis mars 2001.

  • 1947-1948 : Albert Réville

Albert Réville (Paris XVIe, le 6 octobre 1883 – Reims, le 15 juillet 1949) est un homme politique rémois.docteur en droit, devint Rémois en 1908 et administrateur gérant de la Société des transports Henri Walbaum. Il fut professeur à l’École supérieure de commerce. Président du Tribunal de commerce de 1931 à 1937, président de la Chambre de commerce en 1940, conseiller municipal en 1935, il devint maire de Reims d’octobre 1947 à 1949.

En juin 1944, il fut arrêté pour être déporté au camp de Neuengamme. Albert Réville est décédé au 35, boulevard Saint-Marceaux à Reims en 1949, et repose au cimetière du Nord. Sa sépulture est fleurie chaque année par la Ville de Reims, le 30 août, pour l’anniversaire de la Libération de Reims.

  • 1948-1953 : Roger Jardelle

Né à Reims, 165, avenue de Laon, en 1894, Roger Jardelle, alors métreur-architecte, devint en 1929 architecte-expert. Il est élu conseiller municipal en 1929, et siégea à l’Hôtel de Ville jusqu’au mois de mai 1957, successivement adjoint au maire, premier adjoint et enfin maire de Reims du 26 juillet 1949 au 26 avril 1953. Le 15 juin 1944 il fut arrêté avec plusieurs de ses collègues de la mairie, déporté au camp de Neuengamme ; il fut rapatrié le 18 mai 1945.

Il épousa à Reims en 1920 Jeanne Marie Hermance Appelle, qui se présenta aux élections municipales, en 1944, sur la liste du parti radical. Il est mort, 48, rue Paul-Vaillant-Couturier, le 8 juin 1959 et repose au Cimetière du Nord et sa sépulture est fleurie chaque année par la Ville de Reims, le 30 août, pour l’anniversaire de la Libération de Reims.

  • 1953-1957 : René Bride

Né à Laneuveville-en-Saulnois (Moselle) le 24 novembre 1906, décédé à Reims, 45, rue Cognacq-Jay , le 26 mai 1998.

René François Joseph Bride, pharmacien à Reims dès 1932, créa un laboratoire pharmaceutique en 1938. Conseiller municipal, premier adjoint au maire de Reims en 1949, il fut maire le 9 mai 1953, poste duquel il démissionna le 21 janvier 1957, à la suite d’un grave accident de la route. Il fut également conseiller général de 1949 à 1955 et de 1961 à 1973, soit pendant 18 ans. Chevalier de la Légion d’honneur, René Bride épousa Anne-Marie Eugénie Amélie Charlier et repose dans la crypte de l’abbaye de Saint-Hilaire, à Ménerbes (Vaucluse), sa propriété, qu’il fit restaurer.

  • 1957-1959 : Pierre Schneiter MRP

Pierre Schneiter est un homme politique français. Né le 13 avril 1905 à Reims, il est décédé le 17 mars 1979 dans sa ville natale. Il fut ministre MRP et président de l’Assemblée nationale sous la IVe République.

Courtier en vins, il a fréquenté l’École des hautes études commerciales. Résistant, il est nommé sous-préfet à Reims en 1944. Membre des deux Assemblées nationales constituantes, il représente le département de la Marne au Palais-Bourbon jusqu’en 1958.

  • 1959-1977 : Jean Taittinger UDR

Jean Marie Pierre Hubert Taittinger, fils de Pierre Taittinger, est né à Paris XVI le 25 janvier 1923.

Président directeur général de la Société du Louvre, M. Jean Taittinger est député UNR, UD-Ve République, Union pour la défense de la République et Union des démocrates pour la République de la Marne de 1958 à 1973, il est secrétaire d’État auprès du ministre de l’Economie et des Finances du 7 janvier 1971 au 5 juillet 1972 dans le gouvernement de Jacques Chaban-Delmas puis conserve cette fonction avec la charge du budget dans celui de Pierre Messmer (1) du 5 juillet 1972 au 28 mars 1973 puis a été ministre de la Justice du 2 avril 1973 au 27 mai 1974 dans le cabinet Messmer (2).

Il est maire de Reims de 1959 à 1977. A ce titre, il accueille le général de Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer lors d’une visite officielle.

Il épousa, en 1948, Corinne Deville, des fonderies, fille de Jean Deville et d’Elisabeth Labbé de La Mauvinière. De ce mariage sont issus cinq enfants, dont Jean-Frantz Taittinger, député maire d’Asnières-sur-Seine.

  • 1977-1983 : Claude Lamblin PC

Claude Lamblin, né à Champignol-lez-Mondeville (Aube) le 14 avril 1937, est une personnalité politique française.

Instituteur à Ville-sous-la-Ferté, de 1957 à 1962, à Bar-sur-Aube, de 1962 à 1966, puis à Reims, de 1966 à 1992, Claude Lamblin, fut conseiller général de la Marne, d 1973 à 1982, conseiller municipal de Reims, en 1977, maire de Reims (PC), de 1977 à 1983.

Conseiller régional, de 1980 à 2004, Claude Lamblin a été fait chevalier de l’ordre national du Mérite en 2004.

  • 1983-1999 : Jean Falala RPR

Jean Falala, né le 2 mars 1929 à Mohon (Ardennes) et décédé le 28 novembre 2005 à Reims, était un homme politique français. Il fut notamment maire de Reims de 1983 à 1999 et député.

Jean Falala était le fils de Marcel Falala, un ancien résistant-cheminot déporté à Dachau puis à Allach, qui a été conseiller général RPF, ancien conseiller municipal de Reims et député.

  • 1999-  : Jean-Louis Schneiter UDF

Maire de Reims. Né à Reims le 17 janvier 1933. Courtier en vins de Champagne, adjoint de Jean Taittinger puis de Jean Falala, Jean-Louis Schneiter est maire de Reims depuis 1999 et a été élu en 2001. Député de la Marne, de 1978 à 1981, Croix de la Valeur militaire, Croix du Combattant, chevalier de l’ordre national du Mérite, chevalier des Palmes académiques, il a été fait chevalier de la Légion d’honneur en 2004.Il est le fils de Pierre Schneiter et l’époux de Josette Cercleron.

Gastronomie

Bouteilles de la Veuve Clicquot Ponsardin

Bouteilles de la Veuve Clicquot Ponsardin

  • Vin de Champagne
  • Biscuits roses de Reims
  • Vinaigre et moutarde de Reims
  • Jambon de Reims
  • Les biscuits Charles VII
  • Le biscuit Rem (créé à Reims en 1938)
  • Le pain d’épices
Publié dans : Générale | le 24 avril, 2007 |Pas de Commentaires »
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